Ma première année en ESPE

Ma première année en ESPE

Sophie D. reçue au concours CRPE en 2018, raconte sa première année d’enseignante étudiante, ses surprises et ses joies. Un moment de partage.

Le commencement

Les débuts ont été un peu difficiles mais cela s’explique par le contexte. J’ai été nommée dans une classe qui n’avait pas de titulaire. Alors j’étais un peu livrée à moi-même, d’autant que le reste de l’équipe pédagogique n’avait pas forcément le temps de m’accompagner. Mais j’ai pu m’appuyer sur mes tuteurs, qui étaient deux femmes formidables. Je me suis aussi tournée vers mes enseignants de l’ESPE qui étaient ouverts, bienveillants et prêts à répondre à toutes mes questions.

L’ESPE

J’ai beaucoup aimé mes cours à l’ESPE, dont le niveau était très satisfaisant. J’ai aussi partagé énormément de choses avec mon groupe, en classe. Nous avions été rassemblés par niveau, maternelle pour nous, et cela facilitait les échanges. Nous avons d’ailleurs décidé de garder le contact afin de partager nos découvertes et de pouvoir nous épauler. J’ai regretté en revanche que la semaine soit coupée en deux, c’était compliqué pour moi que l’alternance cours/classe soit aussi rapide. Mais je crois que cela va changer.

En classe

J’ai adoré ma classe. J’aime particulièrement les lectures d’album, dont je me sers pour aider les enfants à se concentrer, après une récréation, par exemple. Toutes les questions que ces lectures soulèvent, les petits débats m’enchantent. J’aime aussi beaucoup tout ce qui se rattache à la motricité : une de mes tutrices m’a énormément aidée pour ce thème. Elle m’a montré comment monter les parcours et surtout, comment en faire un support pédagogique. Maintenant, après le passage sur la motricité, je fais dessiner aux enfants le parcours, ou je le leur fais raconter, par exemple. Quel plaisir pour nous tous !

Les surprises

J’ai été étonnée que les relations avec les parents soient aussi agréables. Et, ce qui m’a le plus surprise, c’est d’être aussi épuisée après des journées de travail qui semblent courtes, sur le papier. Avec les enfants, il est impossible de relâcher son attention, ne serait-ce qu’un quart de seconde. Je n’avais pas prévu que je ne pourrai pas boire ou aller aux toilettes, par exemple. C’est moins dur maintenant, mais les premiers mois, je me jetais dans mon lit dès que je rentrais à la maison. Je crois que c’est vraiment une question d’habitude : pas d’inquiétude !

Un conseil

Si je devais changer quelque chose, je crois que je me débrouillerai pour faire des stages, même d’observation, dans les écoles, durant ma préparation. C’est vraiment sur le terrain que l’on apprend le plus, et surtout à prendre en charge des situations moins simples, comme un enfant plus turbulent que les autres… Je ne me contenterai pas de la théorie car quand même, il faut être opérationnel, dès le premier jour de la rentrée. Et cela, c’est difficile pour un débutant ! Mais, en étant bien entouré, on y arrive.

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