Covid-19 : comment préserver sa santé mentale ?

Confinement, chômage partiel, télétravail, port du masque, distance sociale, attestation de sortie, déconfinement, couvre-feu, reconfinement... Depuis un an, nous vivons au rythme des mesures imposées par les autorités sanitaires. Nous avons beau savoir qu’elles visent à contenir les effets de la pandémie de Covid-19, il n’en reste pas moins qu’elles bouleversent nos vies et affectent notre santé mentale. Avec des répercussions, à plus ou moins long terme, sur toute notre santé. Heureusement, des solutions existent : téléconsultation, coaching, psychologue... à vous de trouver la vôtre !

Jeune femme triste qui est confinée chez elle pendant l'épidémie de Covid-19

Baisse de moral, augmentation du stress et de l’anxiété

Fini les embrassades, les dîners entre amis ou les fêtes de famille, désormais on se « checke » du coude et on se réunit sur écran pour un apéro virtuel. Pas facile, dans ces conditions, de maintenir le lien social.  Selon une vaste enquête menée en février 2021 par l’institut de sondage Gece1, les restrictions sanitaires ont très lourdement pesé sur le moral des Français. Alors qu’1 sur 10 l’avait en berne avant mars 2020 - date du premier confinement -, ils sont près d’1/3 un an après. À l’inverse, seuls 12 % affichent en 2021 un moral au beau fixe, contre 32 % un an avant.

Il faut dire qu’entre la peur de contracter la Covid-19 ou de transmettre le virus, les difficultés financières réelles ou redoutées, l’incertitude permanente et la valse des mesures sanitaires, le mental des Français a été mis à rude épreuve ! Ajoutée à cela la restriction de nos activités de loisirs, avec la fermeture des salles de sport et des lieux culturels (théâtres, cinémas, musées...), l’interdiction de voyager hors de nos frontières, ou encore la limitation de nos sorties quotidiennes. Privés de ces soupapes qui permettent d’évacuer le stress, beaucoup de Français y ont laissé des plumes : un an après le début de l’épidémie dans l’Hexagone, 22,7 % présentent des signes de stress et d’anxiété, contre 13,5 % en 20172. Avec certaines populations plus touchées que d’autres :

  • Les plus de 65 ans3 : plus à risque de fait de leur âge et de leurs comorbidités plus fréquentes, les seniors paient un lourd tribut d’un point de vue psychologique ;
  • Les enfants et adolescents : d’après Santé Publique France2,3, les passages aux urgences et hospitalisations pour symptômes dépressifs, anxieux et suicidaires ont bondi chez les 12-17 ans ; et 60 % des étudiants souffrent de détresse psychologique, 38 % présentent des symptômes anxieux et 20 % des symptômes dépressifs ;
  • Les personnes infectées par le virus de la Covid-193 : inquiètes à l’idée de développer des formes graves ou de souffrir de séquelles, elles sont plus nombreuses à avoir développé des troubles psychiques ;
  • En première ligne face à la pandémie, confrontés chaque jour à des hospitalisations et décès de patients, épuisés physiquement, les soignants et les aidants font eux aussi partie des personnes dont la santé psychique est sévèrement touchée3. D’après une enquête menée début octobre 2020 par l’Ordre National des Infirmiers4 , 57 % se déclaraient en situation d’épuisement professionnel, soit le double d’avant la crise sanitaire.
     

Des effets sur la santé à court, moyen et long termes

Si le stress est une réaction physiologique plutôt saine de l’organisme face à un évènement inattendu ponctuel, il devient pathologique lorsqu’il vient à durer. 

Il peut se manifester sous forme de maux de tête, troubles digestifs ou symptômes cutanés (eczéma, psoriasis) ; ou par des difficultés à se concentrer, des troubles de l’humeur. Sa chronicité entraîne très souvent une altération du sommeil (61,3 % des Français en souffrent depuis le début de la crise sanitaire2), caractérisée par des difficultés d’endormissement, des insomnies, un réveil précoce, qui entraînent, à la longue, une fatigue générale. Pour atténuer ce stress, certains se réfugient dans la nourriture, d’autres augmentent leur consommation de tabac, d’alcool ou de drogues, d’autres recourent aux psychotropes (anxiolytiques, antidépresseurs, somnifères) ... Les risques à court et moyen terme ? Une prise de poids (les Français ont grossi de 2,5 kg en moyenne lors du 1er confinement), l’adoption ou le renforcement de conduites addictives, le développement ou l’accentuation des troubles du sommeil, l’installation d’un trouble anxieux. Associé au manque d’activités physiques et aux mauvaises postures en télétravail, le stress a également tendance à accroître les troubles musculosquelettiques (TMS), notamment les lombalgies et les cervicalgies5. Sans prise en charge, ce cocktail expose, à plus long terme, à diverses maladies graves : pathologies métaboliques (diabète, obésité), cardiovasculaires (hypertension artérielle, arythmie, infarctus, accident vasculaire cérébral), cancers.
 

Sport, téléconsultation, coaching...

Heureusement, des solutions existent pour surmonter son stress et éviter d’en arriver à de telles extrémités ! Même si les mesures sanitaires ont réduit le champ des possibles, divers moyens de chasser l’anxiété restent accessibles. En tête, la pratique d’une activité physique. Idéalement à l’extérieur pour s’exposer à la lumière du jour et resynchroniser son horloge biologique, ce qui améliorera les éventuels troubles du sommeil (marche nordique, footing, balade à vélo...) ; sinon, à l’intérieur pour ceux qui préfèrent suivre des séances en ligne (yoga, Pilates, renforcement musculaire...). Les moins sportifs pourront s’adonner à des activités artistiques, dont les vertus thérapeutiques sur la santé mentale sont reconnues , ou à des exercices de méditation ou de sophrologie. Le télétravail étant amené à se prolonger même après la fin de l’épidémie de Covid-19, il paraît judicieux de bien s’équiper en investissant dans une chaise et un bureau adaptés pour limiter les TMS. En cas de symptômes avérés de stress ou d’anxiété, il est conseillé de consulter son médecin traitant : si celui-ci ne peut recevoir à son cabinet, il pourra proposer un rendez-vous en téléconsultation. En cas d’écarts alimentaires liés au stress, la solution peut être apportée par un coach nutritionnel ; un coach du sommeil pourra, quant à lui, aider à mieux dormir. Conscient de l’impact de la crise sanitaire sur la santé mentale des Français, la Fédération Française de l’Assurance, a annoncé un dispositif donnant droit à 4 consultations gratuites par an chez un psychologue (auquel GMF s'associe), c’est le moment d’en profiter. 

En cas de trouble anxieux grave, dont le retentissement dans la vie quotidienne est important, une prise en charge est indispensable6 . Outre la prescription de traitements médicamenteux, le médecin généraliste peut orienter son patient vers des confrères spécialistes comme un nutritionniste, un psychiatre, un spécialiste du sommeil ; des séances chez le chiropracteur ou l’ostéopathe peuvent être associées pour venir à bout des tensions musculaires, troubles digestifs et problèmes de sommeil. 
 

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GMF prend soin de ses assurés avec l’accès à :

  •  la prise en charge de 4 consultations chez un psychologue dans la limite de 60 euros par séance, depuis le 23.03.2021 et ce jusqu’au 31.12.2021. Pour information ces consultations ne sont pas prises en charge par le régime obligatoire de l’assurance maladie.
    Plongés dans un climat d’incertitude, privés de relations sociales, de loisirs et pour certains, d’activité professionnelle, les Français, et plus particulièrement les jeunes, ont le moral en berne après une année de crise sanitaire. Face à la multiplication des situations de souffrance physique et psychologique, les assureurs de la Fédération Française de l’Assurance, en lien avec la Mutualité Française et les Institutions de Prévoyance, ont mis en place ce dispositif inédit.
  •  des programmes de thérapie comportementale en ligne pour mieux dormir (ThéraSomnia), réguler son poids (LineCoaching, Line Coaching Nutrition), gérer son stress (ThéraSéréna), garder ou retrouver la forme (Équilibre & Bien-Être, LineCoaching Forme) 

 

Et avec votre contrat santé, profitez des services suivants :

  •  les coachings nutrition et sommeil sans frais supplémentaires ;
  •  Les coachs sportifs ;
  •  L’accès à un service de téléconsultation médicale sans frais supplémentaire ;
  •  L’accès à des sophrologues et des naturopathes reconnus par l’État ;
  •  Des réductions tarifaires pour des consultations auprès de diététicien(ne)s, chiropracteurs et ostéopathes reconnus.

Découvrir les services Santéclair  

Les services présentés sont proposés par Santéclair, partenaire de GMF, et réalisés par Santéclair ou par ses partenaires. L’accès à ces services est réservé aux assurés GMF titulaires d’un contrat complémentaire Santé Pass ou Surcomplémentaire 2 en vigueur (attention, en fonction de la nature de votre contrat santé GMF, les services Santéclair peuvent différer). Services susceptibles d’évoluer dans le temps. Pour localiser les professionnels de santé et accéder à ces services, rendez-vous dans votre Espace Client sur gmf.fr (rubrique « accéder à vos services santé »), sur l’application mobile GMF, ou contactez votre conseiller GMF.

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