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Éducation nationale

Delphine Loez - 29/05/2017
Temps de lecture : 3 min.

PPMS : Comment accompagner ses élèves en exercice attentat intrusion ?

Les situations terribles se sont multipliées ces dernières années. Et le risque d’intrusion existe, comme le rappellent régulièrement les exercices dédiés en PPMS (Plan Particulier de Mise en Sûreté) Comment accompagner ses élèves au mieux durant cette période ?

L’exercice attentat-intrusion en PPMS

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Les exercices attentat-intrusion ont lieu dans toutes les écoles, cela consiste à s’entraîner à s’échapper ou à s’enfermer.

Dans la plupart des maternelles, cela a pris la forme de grands jeux (roi du silence, jeu des statues), qui déconnectent le danger de la réalité. Le jeu permet de ne pas effrayer les enfants, même s’il coupe du réel.

Dès le CP, les enfants ont une plus grande conscience de la violence et de la réalité des attentats. Et, par conséquent, du risque d’intrusion.

En général, l’exercice d’enfermement a été présenté sobrement et les élèves se sont pliés à ses contraintes. Agir donne la sensation de reprendre le contrôle, de moins subir et permet de mettre la peur à distance.

Préparer la fuite

Pour fuir en sécurité, il faut connaître parfaitement les moindres couloirs de l’école, les sorties de secours, les passages par les locaux interdits d’habitude…

Préparer la fuite peut donner lieu à une appropriation ludique du bâtiment. Il va falloir partir en reconnaissance, voire même parcourir certains tronçons les yeux bandés, pour mémoriser les lieux autrement. C’est peut-être l’occasion d’organiser une chasse au trésor ou d’apprendre à utiliser une boussole…

PPMS attentat : Apprendre à se taire

Pour se mettre à l’abri dans l’école, il faut à la fois repérer les lieux où il est possible de se cacher et apprendre à se taire.

Pratiquer la méditation en classe est un bon moyen de tirer un bénéfice de cette expérience particulière.

Il s’agit de développer une ressource qui génère du calme, du bien-être et du silence. L’entraînement doit être quotidien et sa  durée augmentée progressivement, jusqu’à dix minutes.

La vie de la classe s’améliorera, par la même occasion. La consigne : « Assis ou allongé, les yeux fermés, en silence, tout arrêter pour observer ce qui se passe en soi. Observer sa propre respiration, ses sensations corporelles, le flot incessant des pensées, mais aussi ce qui nous entoure, les bruits, les odeurs… »

Apprendre à respirer

Ceci vaut dès la petite section et est bon jusqu’à la terminale : respirer profondément permet de se détendre.

C’est le principe de la cohérence cardiaque : 6 respirations complètes par minute, pendant trois minutes, trois fois par jour.  

Cela augmente la sensation de bien-être, réduit le niveau de stress et diminue l’agressivité. A pratiquer le matin et en début d’après-midi et pourquoi pas avant chaque évaluation…

PPMS attentat : apprendre à maîtriser ses émotions

Les émotions refoulées deviennent envahissantes et peuvent déborder lors des exercices attentats. Pour canaliser la peur, la colère ou la tristesse, rien de tel que de leur laisser une vraie place.

Cela peut passer par le dessin et la lecture d’albums en maternelle.

En élémentaire et au collège,  il est intéressant s’appuyer sur l’écriture, par le biais de lettres. Lettres de peur, de colère, de tristesse ou même de joie… à instaurer une fois par semaine. Durant un quart d’heure, chacun écrit librement sa lettre centrée sur l’émotion dominante. Missives qui ne seront relues par personne, pas même leur auteur !

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