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Fonction publique hospitalière

Delphine Loez - 28/11/2016

Prévenir les troubles musculo squelettiques (TMS) des professionnels hospitaliers

Les troubles musculo squelettiques (TMS) sont des douleurs invalidantes. Ils se développent souvent dans le cadre professionnel. A l’hôpital, aides-soignantes, brancardiers et infirmières sont les premiers touchés. Comment essayer de les prévenir ?

Origines des des troubles musculo squelettiques

Collègues absents, période d’affluence dans le service… les gestes de manutention de patients s’enchaînent, sans pause.

Une petite douleur est bien là dans l’épaule ou les cervicales.

Mais on l’ignore, afin de pouvoir accomplir au mieux son travail, afin de prendre le malade en charge, après tout, c’est lui qui souffre et qui a besoin de nous.

La petite douleur grandit, devient une musique lancinante, et un jour prend tellement de place que l’on ne peut plus travailler.

La douleur est le premier signe d’un trouble musculo squelettique (TMS),  signe qu’il ne faut sous aucun prétexte ignorer. Car ensuite les lésions apparaissent. 

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Etat des lieux des des troubles musculo squelettiques

Les TMS ont un lourd bilan.

Dans la fonction publique hospitalière, ils représentent la première cause d’accident du travail, 94 % des arrêts de travail  et 85 % des maladies professionnelles !

On appelle TMS, les maladies qui touchent les tissus situés autour des articulations, les muscles et les tendons. Ils s’expriment par des douleurs, des raideurs, une perte de mobilité et une perte de force. S’ils ne sont pas pris en charge, ils peuvent devenir irréversibles. Et entraîner handicap et perte d’emploi.

Prévention des troubles musculo squelettiques

Les pouvoirs publics sont bien conscients du problème et essaient de le prévenir.

Dès qu’un établissement de santé se mobilise pour lutter contre le TMS, tout un processus se met en place.

Le référent TMS, qui a reçu une formation de plusieurs jours, le chapeaute. Il doit analyser les situations de travail, proposer des pistes d’action et évaluer celles mises en place.

Dans de nombreux établissements, ce référent existe. Il est essentiel de le rencontrer si vous ou un de vos collègues souffrez quand vous travaillez.

Et, si le poste n’est pas occupé, pourquoi ne pas devenir ce référent TMS ?

Prévention individuelle

En premier lieu, il convient d’être attentif à la moindre douleur, sous peine qu’elle se majore.

Tentez de repérer le geste ou la situation qui la provoque.

Essayez, lorsque c’est possible, de vous faire aider dans cette situation précise, par un collègue ou par un appareil (harnais pour lever les malades, bedmover, etc.).

Si le patient en a la possibilité, demandez-lui d’effectuer certains mouvements.

Cela entretient ses muscles, lui redonne confiance et épargne vos articulations ! Et n’hésitez pas non plus à consulter un kinésithérapeute. Il pourra éventuellement corriger votre posture pour que vous sollicitiez moins la zone douloureuse. Et vous donner des exercices de musculation pour renforcer cette zone et vous permettre de continuer à travailler.

Il n’y a pas de gestes miracles ni de position magique : chaque personne est particulière et plus ou moins vulnérable, selon son âge et son état de fatigue.

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